Escalade israélo-palestinienne : la Cour pénale internationale s’inquiète des “crimes” commis

La procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI) s’est dite mercredi inquiète par l’escalade des violences entre Israéliens et Palestiniens, notant la commission de possibles crimes de guerre.

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Des personnes en deuil portent le corps de Hussein al-Titi, 26 ans, tué par des tirs israéliens dans le camp de réfugiés de Fawwar près de la ville palestinienne d'Hébron, en Cisjordanie occupée, le 12 mai 2021. Crédit: Hazem Bader / AFP

Je note avec une vive inquiétude l’escalade de la violence en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, ainsi qu’à l’intérieur et autour de Gaza, et la possible commission de crimes dans le cadre du Statut de Rome, texte fondateur de la juridiction, a déclaré sur Twitter Fatou Bensouda.

La procureure générale a ouvert début mars une enquête sur des crimes de guerre présumés dans les Territoires palestiniens, une initiative rejetée par Israël mais saluée par les Palestiniens.

Mme Bensouda avait précédemment déclaré qu’il y avait un “fondement raisonnable” de croire que des crimes avaient été commis par des membres des forces israéliennes, des autorités israéliennes, du Hamas palestinien et d’autres groupes armés palestiniens durant la guerre de Gaza de 2014.

Elle a souligné mercredi que son enquête se concentrerait sur les faits et gestes de “toutes les parties” afin de déterminer d’éventuelles “responsabilités pénales individuelles en vertu du Statut”.

“Mon bureau continuera de suivre l’évolution de la situation sur le terrain et tiendra compte de toute question qui relève de sa compétence”, a-t-elle ajouté. Contrairement à la Palestine, État non internationalement reconnu, Israël n’est pas membre de la CPI, et s’est opposé avec véhémence à toute enquête.

Israël a effectué mercredi matin de nouveaux bombardements aériens sur la bande de Gaza, après une pluie de roquettes lancées par le mouvement islamiste Hamas vers plusieurs villes israéliennes, dont la métropole Tel-Aviv.

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