Plus efficace qu’un satellite, les promesses de l’observation de l’univers depuis l’Antarctique

Connaître l’âge et la taille de l’univers depuis l’Antarctique. Et si c’était possible ? En 2005, Merieme Chadid s’en donnait l’objectif en créant le premier observatoire polaire. Quinze années passées, des rencontres dans le tréfonds des étoiles et des planètes plus tard, l’astronome de l’extrême revient sur son expédition et ses avancées.

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Diaspora

Les premières observations en Antarctique ont été plus concluantes que celles menées jusqu’alors dans l’espace”, relate Merieme Chadid, astronome et astrophysicienne, membre de direction de l’Union internationale d’astronomie IAU et du Conseil national des universités (CNU). Pourtant, aussi bénies soient les terres australes, elles n’en demeurent pas moins complexes pour les passionnés du ciel.

Avec une altitude d’une moyenne de 2 300 mètres, des nuits polaires allant de -35°C sur le littoral jusqu’à -70°C au centre de l’inlandsis, et des vents catabatiques dépassant les 200 km/h, l’astronome joue cartes sur table : “Quand on part dans le cercle polaire, on prend le risque de ne jamais revenir.”

 

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