Comment prouver la paternité d’un enfant ? Les contradictions de la justice autour de l'ADN

Le 12 avril, le Tribunal de la famille de Casablanca confirmait la paternité de Mohamed Tahari, après avoir demandé un test ADN dans l’affaire dite de “Leila S. et l’avocat”. La même semaine, nos confrères de Médias24 révélaient que la Cour de cassation avait invalidé le recours au test ADN dans une affaire similaire en 2017. Retour sur un casse-tête juridique.

Par

Ces dernières années, deux cours de première instance ont reconnu l’usage de tests ADN dans des demandes de reconnaissance en paternité. Mais la Cour de cassation vient d’invalider l’un des verdicts. Crédit: DR

Le 12 avril, le Tribunal de la famille de Casablanca confirmait la paternité de Mohamed Tahari, après avoir demandé un test ADN dans l’affaire dite de “Leila S. et l’avocat”. La même semaine, nos confrères de Médias24 révélaient que la Cour de cassation avait invalidé le recours au test ADN dans une affaire similaire en 2017. Retour sur un casse-tête juridique.

“Une première”, “une grande victoire pour Leila S.”, telles ont été les réactions à l’énoncé du verdict du tribunal de Casablanca le lundi 12 avril. Cette affaire aux airs de feuilleton opposait l’avocat Mohamed Tahari à Leila S., jeune femme qui réclamait une reconnaissance de paternité pour sa fille Noor, conçue alors que la plaignante pensait être “mariée par fatiha” à l’avocat. Très médiatisé pour ses nombreux rebondissements, ce procès a finalement donné raison à Leila S. et confirmé la validité du test ADN permettant de certifier la paternité de Mohamed Tahari. “Une décision de première instance”, précise Youssef Chehbi, avocat à Casablanca, pour qui le plaignant contestera probablement le verdict en appel, “si ce n’est pas déjà fait”….

article suivant

[Vidéo] L’Interrogatoire : Rachid Achachi, le polémiste