Après une plainte pour harcèlement sexuel, Moncef Slaoui licencié de Galvani Bioelectronics

Le géant pharmaceutique a procédé au limogeage de Moncef Slaoui. En cause : des accusations de harcèlement sexuel sur une employée.

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Moncef Slaoui. Crédit: Stuart Isett / Fortune Brainstorm Health

L’affaire lui a coûté son fauteuil de chef de Galvani Bioelectronics, spécialisée dans la recherche médicale. GSK, le groupe pharmaceutique britannique actionnaire majoritaire de cette filiale, a annoncé ce mercredi 24 mars dans un communiqué le limogeage de Moncef Slaoui de son poste de président du conseil d’administration de Galvani Bioelectronics.

Le licenciement fait suite à la réception d’une lettre contenant des allégations de harcèlement sexuel et de conduite inappropriée envers une employée de GSK par le Dr Slaoui, survenue il y a plusieurs années alors qu’il était employé de GSK”, justifie ainsi le communiqué.

“Abus de position de leader”

Ce dernier qualifie “les comportements du Dr Slaoui”, d’“inacceptables” et les considère comme un “abus de sa position de leader”. “Dès réception de la lettre, le conseil d’administration de GSK a immédiatement ouvert une enquête auprès d’un cabinet d’avocats expérimenté pour enquêter sur les allégations. L’enquête sur la conduite du Dr Slaoui a corroboré les allégations et est toujours en cours”, poursuit le communiqué.

Pour entériner le limogeage du chercheur américain d’origine marocaine, le conseil d’administration de GSK a nommé Christopher Corsico, senior vice-président chez GSK, nouveau président du conseil d’administration de Galvani Bioelectronics.

En janvier dernier, Moncef Slaoui n’avait pas été reconduit à son poste de chef de l’opération Warp Speed, initiée par le président américain Donald Trump en vue de faciliter et accélérer le développement et la production anti-Covid. L’administration de Joe Biden l’avait contraint à présenter une lettre de démission.

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