Violences policières contre les enseignants contractuels : l’affaire se politise

Sur les réseaux sociaux, les images insoutenables d’enseignants contractuels au visage sanguinolent ou la vidéo d'un homme en civil passant à tabac des manifestants lors de la reprise contrariée du mouvement de protestation ont suscité l’indignation, aussi bien dans les rangs des principaux concernés que dans la classe politique.

Par

Le 17 mars, la police a dispersé des dizaines de membres du mouvement, qui se dirigeaient vers le ministère de l’Éducation nationale, “en violation totale de notre droit de manifester et de notre liberté d’expression”, dénonce l’un des participants. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Alors que les syndicats de l’Éducation nationale veulent prolonger la protestation sociale, l’affaire prend un tournant politique. Un courrier signé Aicha Balak, présidente du groupe parlementaire du PPS, demande la convocation d’une réunion “dans les plus brefs délais”, en présence du ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, pour venir répondre de la dispersion violente des manifestations des enseignants contractuels les 16 et 17 mars. Au sein des syndicats, cette réaction violente a dopé la poursuite des marches et des sit-in pour cette semaine. Affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), le Syndicat national de l’éducation (SNE) a lancé un appel à toutes ses fédérations pour une grève nationale de trois jours.

“Semaine de colère”

Dénommée la “semaine de colère”, cette nouvelle série de marches devrait se tenir les 22, 23 et…

article suivant

Cinq livres incontournables sur l’Histoire du Maroc