La revue “Makan”, un éloge des possibles bricolés

Le premier numéro de la revue tangéroise Makan 
se penche sur les utopies informelles.

Par

Hicham Bouzid et Amina Mourid
Hicham Bouzid et Amina Mourid sont les initiateurs de l’association Laboratoire Kissaria, à Tanger, et de la plateforme Think Tanger qui pense l’artisanat en lien avec les pratiques artistiques expérimentales.

De KAN YA MAKAN aux réalités territoriales, la revue Makan, Culture & Spaces explore les espaces divers, “urbains, sociaux, politiques, artistiques, philosophiques, économiques, intimes et imaginaires”. Mais pas seulement.

Un carottage dans les informels, un point d’interrogation sur les zones grises

L’équipe d’artistes, d’architectes et de sociologues que réunit la jeune revue tangéroise s’intéresse aussi aux “interespaces”. Aux écarts. Aux entre-deux “socio-urbains, socio-économiques, politico-artistiques, poético-politiques, socio-intimes”. Née dans le sillage de l’Atelier Kissaria et de la plateforme culturelle Think Tanger portée par Hicham Bouzid et Amina Mourid, Makan n’est pas juste un bel objet, avec de belles photos reproduites sur un beau papier avec un graphisme élégant. C’est un carottage dans les informels. Un point d’interrogation sur les zones grises. Un périscope trilingue pour comprendre les marges.

Théoriser les bricolages

En arabe, en anglais et en français, les auteurs interrogent les différents concepts articulés avec la notion d’informel : “El ‘achwai, el bntatlak, piraterie, publicness, dérive, rumeur, interstices, informal rules, technologie”. Si l’essentiel des terrains…

article suivant

Le couvre-feu de 20h à 6h maintenu pendant les deux jours de l’Aïd