Chakib Marouane : “Je suis moi-même allé déposer nos doléances au cabinet royal et au bureau du Chef de gouvernement”

Ils sont plus de 3600 fronterizos, habitants du nord du royaume, à réclamer leurs droits sociaux à l’enclave espagnole de Sebta. Pour autant, cette tranche d’ouvriers décline toute forme de contestation, privilégiant la piste institutionnelle. Secrétaire général du Bureau syndical des travailleurs titulaires de permis de travail dans la ville occupée de Sebta (affilié à l’UMT), Chakib Marouane est déterminé à faire entendre les voix de ses semblables. Interview.

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Privés de travail à cause de la fermeture des frontières, 3600 fronterizos marocains réclament leurs droits sociaux à Sebta. Crédit: FADEL SENNA / AFP

Dans quelles conditions avez-vous créé le syndicat des travailleurs réguliers à Sebta?

J’ai débuté fin avril 2020 sur un groupe Telegram et en multipliant les appels à la préfecture de M’diq-Fnideq et à la wilaya de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. C’était aussi une occasion de prendre contact avec tous les travailleurs réguliers, qu’ils soient bloqués à Sebta ou en dehors. Mais en tant que simple citoyen, les institutions ne réagissaient pas à mes appels. Alors je me suis dit, pourquoi ne pas créer une association ?

Chakib Marouane
“En tant que simple citoyen, les institutions ne réagissaient pas à mes appels. Alors je me…
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