La Chine ratifie un traité d’extradition avec le Maroc, un texte lourd de sens ailleurs

Fin janvier, le pouvoir collégial chinois a donné son feu vert pour ratifier un traité d’extradition entre Pékin et Rabat, signé en 2016 et ratifié par les députés marocains en août 2017. Derrière un texte scellant la coopération judiciaire entre les deux pays, ces types d’accords passés avec Pékin ont mauvaise presse, au vu de l’évolution du contexte international.

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Le ministre des Affaires étrangère Nasser Bourita et son homologue chinois Wang Yi, en 2017. Crédit: DR

Plus rien ne semble arrêter la bonne marche des relations sino-marocaines, du plus visible au plus discret. Partenaire du royaume — pour lequel elle s’est engagée à fournir des doses du vaccin anti-Covid via l’un de ses fleurons pharmaceutiques publics Sinopharm —, la Chine vient de donner un coup d’accélérateur à la coopération judiciaire et diplomatique des deux pays, dans un domaine bien différent de l’aide sanitaire. Le 22 janvier 2021, le Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire (ANP, Parlement chinois), saint des saints du pouvoir collégial chinois, a ratifié le traité d’extradition entre le Maroc et la Chine. Une approbation qui s’est fait attendre, après être restée dans les tuyaux pendant près de cinq ans. Le document, signé par les…

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