Romain Simenel 
: “Il y a quelque chose du street art dans cet art rupestre”

Une équipe de chercheurs a étudié et numérisé une roche millénaire du Maroc saharien. Les moyens utilisés et les découvertes apportent leur lot de nouveautés.

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Azrou Iklane
Grâce aux indications des nomades fréquentant l’endroit, Romain Simenel (à g.) et toute l’équipe ont mis au jour une partie cachée de la dalle. Crédit: Abdrahmane Zaboun

Azrou Iklane, ou “la pierre tatouée”, se trouve au pied de l’Atlas, dans une zone difficile d’accès. Depuis des millénaires, habitants ou bergers nomades marquent la roche de l’endroit avec leurs gravures. On y trouve des rhinocéros, des armes, des autruches, mais aussi un vélo ou encore des camions. Ce qui en fait un site d’art rupestre d’une richesse inouïe. Pour mieux l’étudier et le faire connaître, des équipes maroco-françaises de chercheurs ont utilisé un outil numérique nouveau. L’un des scientifiques, l’anthropologue Romain Simenel, fin connaisseur du Maroc saharien, a bien voulu répondre aux questions de TelQuel.

Quel est cet outil numérique appelé Rock Art View ? À quoi sert-il ?

Rock Art View
Le photographe Martin Loyer a adapté la technologie Gigapixel à l’outil digital Rock Art View qui a permis de cartographier le site en 3D, en classant les motifs par périodes.Crédit: IRD
Il s’agit d’un…
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