Naissance d’une littérature d’outre-tombe

Témoignages, récits de vie, cris du cœur… née à la fin des années 1990, la littérature carcérale a dévoilé une des faces obscures du règne de Hassan II. Retour sur une épopée littéraire.

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Bichr Bennani, Christine Daure Serfaty, Ahmed Marzouki et Marie-Louise Belarbi
De gauche à droite: Bichr Bennani, Christine Daure Serfaty, Ahmed Marzouki et Marie-Louise Belarbi. Crédit: DR

Ce qu’on appelle la littérature carcérale est nécessaire et indispensable”, lance tout de go Bichr Bennani. Le fondateur de Tarik Éditions nous reçoit dans les bureaux de la seule maison spécialisée dans la littérature carcérale marocaine. Des locaux qui pourraient presque faire office de musée. En passant d’une pièce à l’autre, on se plairait à imaginer quelques bribes des interminables discussions qu’ont pu entretenir des auteurs et un éditeur engagés. C’est que les souvenirs derrière ces murs sont palpables. Des cartons de livres entassés côtoient des affiches de rencontres littéraires, tandis qu’une grande bibliothèque accueille les visiteurs. Sur ses étagères, sont exposés les plus hauts faits d’armes de la maison d’édition : Tazmamart Cellule 10, Le Marié, On affame bien les rats, Présumés coupables…

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“Il restera au moins une quinzaine de livres qui témoignent d’une période sombre de l’histoire de ce pays”, souligne Bichr Bennani, songeur.

“Ça passe…

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