Ahmed Marzouki, les trois vœux d’un revenant

Il est sans doute le plus célèbre bagnard du royaume. Enfermé pendant 20 ans à Tazmamart, Ahmed Marzouki a publié en 2000 
le best-seller “Tazmamart : Cellule 10”. Rencontre avec un survivant.

Par et

Ahmed Marzouki
Enfermé à Tazmamart, Ahmed Marzouki avait trois vœux : “obtenir une licence de droit, écrire un livre sur ce que j’ai enduré, et arrêter la cigarette.” Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Peut-on revenir d’une mort annoncée ? Ahmed Marzouki, 73 ans, est la preuve que oui. Cet ex-sous-lieutenant devait mourir dans le bagne secret de Tazmamart, après le putsch avorté contre Hassan II en 1971. Vingt ans plus tard, le plus célèbre bagnard du royaume en est sorti à “moitié vivant”. Il nous reçoit dans un café à Salé, où il réside. “J’ai été chanceux”, souffle-t-il, un brin amer. Près de trois décennies après sa libération, son envie de témoigner n’a pas pris une ride. La même envie qui l’avait poussé, au sortir du bagne secret, à noircir les pages du futur best-seller Tazmamart : Cellule 10.

«Tazmamart, cellule 10 poche»

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Des pages qu’il assure ne pas avoir complètement tournées. Pourtant, lorsqu’il se retrouve parmi les autres survivants du bagne secret, qu’il qualifie de “camarades d’infortune”, Ahmed Marzouki dit préférer “en rire”.

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