You will die at 20 : quand une malédiction empêche de vivre

A travers une fresque pleine d’onirisme, le réalisateur soudanais Amjad Abou Alala interroge le poids que peuvent avoir les superstitions dans notre existence.

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You will die at 20
En 2019, ‘You will die at 20’ a reçu le Prix Luigi De Laurentiis du meilleur premier film à la Mostra de Venise. Crédit: DR

Et si une malédiction pendait au-dessus de notre tête, toute notre vie, quelle serait notre réaction ? Si l’on connaissait d’emblée le jour de notre mort, comment aborderions-nous chaque geste de notre quotidien ? Des questions déconcertantes, des interrogations existentielles puissantes que nous nous sommes peut-être déjà posées. C’est à cet enfer que s’est attaqué le réalisateur soudanais Amjad Abou Alala, à travers son très poétique premier long-métrage, You will die at 20 (Tu mourras à 20 ans). Dans la province d’Al Jazira, au Soudan, Sakina et Alnoor viennent d’avoir un enfant. Comme le veut la tradition, le couple, accompagné du nouveau-né, rend visite au cheikh du village pour lui demander la baraka de Dieu. Sakina lui présente son enfant, Mouzamil. Au cours d’une cérémonie où l’on fait un décompte, un servant s’effondre au chiffre 20. Un silence éloquent s’installe. Des regards se dirigent vers les parents et l’enfant. Le verdict est prononcé par le cheikh : Mouzamil mourra à l’âge…

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