Femmes de jihadistes, vraies repenties ou danger potentiel ?

Elles “ne sont pas des terroristes” selon le Maroc, alors qu’elles sont parties grossir les rangs de Daech. Leur possible retour soulève dès lors son lot de questions sécuritaires, juridiques et humaines. Analyse d’un casse-tête.

Par et

Telquel

Les messages s’écrivent et s’effacent dans la foulée. Et le temps de réponse, lui, s’allonge. Derrière le halo lumineux d’une fenêtre de discussion Telegram sur smartphone, Afafe* converse, hésitante (voir témoignages). Cette femme ne nourrit plus qu’un seul espoir: regagner le Maroc, sa famille, sa vie “normale”. Un rêve complexe pour celle qui, il y a six ans, a emprunté la route, accompagnée de son mari, en “terre d’islam”: l’État islamique en Irak et au Levant (EI). “Et si le retour était conditionné par un passage en prison, vous accepteriez de revenir ?” lui demande-t-on. Même rengaine, les bulles apparaissent et disparaissent.

“J’ai commis une erreur et je dois en payer le prix. Tout ce qui me préoccupe, c’est l’avenir de mes enfants”

Afafe, détenue dans un camp au nord-est de la Syrie
Et de se fixer, deux jours plus tard: “J’ai commis une erreur…
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