Jalil Benabbés-Taarji : “Le Maroc restera une destination de choix pour les investisseurs touristiques si la réponse de l’État est à la hauteur”

Neuf mois après la mise en place de l’état d’urgence sanitaire au Maroc, le tourisme est quasiment au point mort. Pour le président de l’Association nationale des investisseurs touristiques (ANIT), l’horizon s’annonce plus qu’incertain si l’État ne répond pas à leurs doléances.

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Jalil Benabbés-Taarji, président de l’Association nationale des investisseurs touristiques (ANIT). Crédit: DR

La sauvegarde de l’emploi avant la relance.” Tel est le crédo de Jalil Benabbés-Taarji, président de l’Association nationale des investisseurs touristiques (ANIT), qui plaide pour un redoublement d’efforts de la part de l’État et du ministère du Tourisme pour soutenir un des principaux moteurs de l’économie nationale. Entretien.

TelQuel : Cela fait neuf mois que le secteur touristique est quasiment à l’arrêt. Quel a été l’impact du confinement et de la crise économique actuelle sur vos activités et sur les investissements touristiques en général ?

Jalil Benabbés-Taarji : Un arrêt d’activité quasi total pour 90 % des entreprises de la filière. Tous métiers confondus. L’équivalent d’un séisme avec, à la clé, un risque systémique et macro-économique majeur pour tout un secteur qui représente réellement près de 11 % du PIB : 7 % pour le tourisme international et 4 % pour le national. Cela mérite donc toute l’attention…

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