Le blasphème, droit ou délit : que disent les lois des pays européens ?

Le 25 octobre dernier, le ministère des Affaires étrangères marocain publiait un communiqué condamnant la publication de caricatures du prophète Mohammed, considérées comme du blasphème. Une notion qui n’est pas la même selon les pays. Tour d’horizon des législations européennes en vigueur.

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Le 11 janvier 2015 à Paris, une marche en hommage aux 17 victimes de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher. Crédit: Loïc Venance/AFP

Dans un rapport publié en 2010, la Commission de Venise, organe consultatif du Conseil de l’Europe, insiste sur l’importance de revenir sur les termes. Le blasphème est une notion dont l’étymologie latine blasphemia signifie “faire injure à la réputation”, en d’autres termes “diffamer”. Et d’observer que la plupart des États membres pénalisent la “perturbation de la pratique religieuse” ou “l’incitation à la haine”, distincts du “blasphème” qui n’est une infraction que dans une minorité d’États membres. La commission recommande dès lors des sanctions criminelles, rigoureusement encadrées, contre l’incitation à la haine (incluant la haine religieuse), tout en appelant à l’abolition des lois sur le blasphème encore en vigueur dans quelques États, bien que généralement peu ou pas appliquées. Le but étant de promouvoir à la fois la liberté de religion et la liberté d’expression, tout en combattant l’incitation à la…

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