Droits de douane sur le textile : avec la chute de la livre turque, retour à la case départ

Alors que le Maroc a décidé de protéger son industrie textile en augmentant les droits de douane, la chute de la livre avantagera les exportateurs turcs autant sur le marché national qu’européen.

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L’industrie marocaine du textile voit toutes ses mesures de protection réduites à néant avec la baisse de la devise turque. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Le soulagement aura été de courte durée. Au bout d’un bras de fer qui a duré un an, le Conseil de gouvernement avait approuvé l’amendement de l’accord de libre-échange (ALE) entre le Maroc et la Turquie. Pour le ministre du Commerce Moulay Hafid Elalamy, ce répit de cinq ans devait permettre à l’industrie marocaine de se mettre à niveau à travers la stratégie industrielle du “Made in Morocco”.

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Sauf que dans un contexte international de plus en plus tendu, entre attitude belliciste de Recep Tayyip Erdogan et crise économique liée au Covid, la livre turque a perdu 25 % de sa valeur depuis le début de l’année. Victime collatérale de cette nouvelle donne, l’industrie marocaine du textile voit toutes ses mesures de protection réduites à néant avec la baisse de la devise turque.

Un seul objectif : survivre

Le textile marocain a particulièrement souffert de la concurrence…

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