Adel Ourabah : “Le pouvoir algérien cherche à pérenniser le système avec un ravalement de façade”

Dernière ligne droite avant la tenue du référendum sur la révision de la Constitution en Algérie. Le 1er novembre, les Algériens sont appelés à voter pour ou contre la nouvelle mouture de la loi fondamentale. Pour Adel Ourabah, docteur en sciences politiques, cet appel au vote populaire n’est qu’une manière, pour le président Abdelmadjid Tebboune, de légitimer son autorité en s’inscrivant dans la continuité de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika.

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Alger, le 22 octobre, des Algériens passent devant une affiche de campagne pour le référendum sur la révision de la Constitution, prévu le 1er novembre 2020. Crédit: AFP

Journée décisive pour l’Algérie. Dimanche 1er novembre, date qui marque l’anniversaire du début de la guerre d’indépendance de l’Algérie, les Algériens sont appelés à se prononcer par voie référendaire sur la révision de la Constitution. Après plus de 20 mois de contestation populaire du Hirak et le départ du président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019, le pouvoir algérien, avec à sa tête Abdelmadjid Tebboune, entend marquer ce premier mandat de son empreinte.

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Pour l’analyste politique Adel Ourabah, chercheur en questions sécuritaires en Afrique du Nord, affilié au think tank Coopformed et basé à Alger, la nouvelle Constitution n’est qu’un “ravalement de façade”, qui ne traite pas les revendications de fond…

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