Santé : aux grands maux, les remèdes à tâtons

Confronté à un rebond de la pandémie pendant le mois d’août, le royaume peine à endiguer la vague de contaminations. Peu mis à l’épreuve lors du confinement, le système sanitaire montre désormais ses limites de manière criante. Le mois de septembre, synonyme de rentrée, s’annonce périlleux.

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Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Confronté à un rebond de la pandémie pendant le mois d’août, le royaume peine à endiguer la vague de contaminations. Peu mis à l’épreuve lors du confinement, le système sanitaire montre désormais ses limites de manière criante. Le mois de septembre, synonyme de rentrée, s’annonce périlleux.

Étrange comme le mois d’août a eu des airs d’hiver. Il n’y a décidément plus de saisons. Mais derrière la banalité de l’expression, la période est loin de l’être : depuis l’arrivée de la pandémie au Maroc, la circulation du coronavirus n’a jamais été aussi active qu’en août, et ce, en dépit d’une vigilance maximale. Visiblement, les mesures d’interdiction de déplacements à la veille de l’Aïd El Adha sont loin d’avoir eu les effets escomptés. Le Covid-19 a désormais pris pied dans différents territoires, les indicateurs ne sont pas loin du rouge et les professionnels du corps médical, en première ligne, tirent déjà la sonnette d’alarme. “Nous sommes sous tension”, alertent d’une même voix différents acteurs de la santé contactés par TelQuel. Épuisés après six mois passés sur le front, ils déplorent le manque de…

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