Participation réduite du PJD aux prochaines élections : le numéro 2 du parti fait taire les rumeurs

Cette nouvelle polémique accentue la discorde entre le “courant des ministres” et le “clan Benkirane”.

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Le premier adjoint au secrétaire général du PJD, Slimane El Amrani Crédit: Tniouni/TelQuel

Dans une déclaration accordée ce jeudi 3 septembre au site web du Parti de la justice et du développement, le vice-secrétaire général du parti, Slimane El Omrani, a réfuté les rumeurs selon lesquelles le PJD s’apprêtait à limiter sa participation aux prochaines échéances électorales. “Cette question n’a pas été abordée au sein des instances du parti, n’a pas été discutée par le secrétariat général ni figuré sur l’un de ses ordres du jour”, a indiqué le numéro 2 de la formation islamiste.

La veille, le site du PJD relayait une lettre” du ministre d’État chargé des droits de l’Homme et membre du secrétariat général du PJD Mustapha Ramid dans laquelle il explique les raisons de son refus d’accéder à une demande du quotidien Akhbar Al Yaoum à ce propos. “Pour l’instant, aucune proposition dans ce sens n’a été soulevée dans aucune des instances du parti, à l’exception d’idées qu’auraient pu échanger certains membres de façon spontanée”, y lit-on.

Deux courants qui s’opposent

Trois jours plus tôt, lors d’une intervention devant la jeunesse du parti, le député-maire de Meknès Abdellah Bouanou qualifiait cette proposition d’“illogique et inacceptable”, estimant qu’elle “sème la confusion au sein du PJD et de son programme”.

Selon plusieurs médias arabophones, la proposition de limiter la participation aux élections en réduisant la couverture des circonscriptions électorales aurait été mentionnée par Mustapha Ramid lui-même lors d’une réunion du secrétariat général, mais elle aurait été refusée par ses pairs.

Cette nouvelle polémique vient accentuer la discorde au sein du parti, entre le “courant des ministres” personnifié par Saâd-Eddine El Othmani et Mustapha Ramid, et le “clan Benkirane”, dont fait partie Abdelali Hamieddine, vice-président du Conseil national de la formation.

Ce dernier avait proposé “l’organisation d’un congrès extraordinaire du parti” lors de son intervention pendant le dernier meeting national de la Jeunesse de la justice et du développement (JJD), tout en appelant à “une autocritique afin de faire le bilan de l’expérience du gouvernement El Othmani”.

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