L’interdiction de circulation entre les villes, grand raté de la communication de crise ?

Quelques heures après avoir décidé de boucler les entrées et sorties de huit villes, un sentiment de panique généralisée a saisi le pays, entre prise de court et carambolages. Le tout sur fond de flou quant à l’essence même de la décision et son annonce.

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La gare routière Ouled Ziane prise d'assaut par les voyageurs, dans la soirée du dimanche 26 juillet. Crédit: Ahmed Mediany/TelQuel

Scènes ubuesques dans un Maroc où, décidément, on ne sait plus sur quel pied danser. En interdisant, ce dimanche 26 juillet, les entrées et sorties dans pas moins de huit villes du pays, les pouvoirs publics ont été confrontés à un retour de boomerang qu’ils n’avaient peut-être pas prévu. Immédiatement dans la soirée, un tohu-bohu monstre a pris d’assaut les gares routières et ferroviaires, mais aussi les routes et autoroutes du pays. Des velléités de départ encore d’actualité au lendemain et surlendemain de la décision, pour une mesure qui voulait couper l’herbe sous le pied des voyages prévus pour les célébrations de l’Aid Al Adha.

Nuit blanche pour mesure noire

La restriction de déplacement a été annoncée aux alentours de 20 heures, par voie de communiqué, pour une prise d’effet à minuit. De quoi…

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