Marche ou crève, encore, toujours…

Par Réda Dalil

Approuvé ce 21 juillet, le plan de relance acté par l’Union européenne (UE) est pour le moins historique. Malgré la résistance des pays dits frugaux, menés par les Pays-Bas, l’UE, sous l’impulsion du couple franco-allemand, a créé un fonds d’aide de 750 milliards d’euros dénommé “Fonds de relance et de résilience”. Sur cette enveloppe massive, 390 milliards seront servis sous forme de subventions non remboursables aux Etats-membres les plus affaiblies par la crise du Covid-19. L’Italie seule bénéficiera d’une aide de 209 milliards d’euros, soit 10% de son PIB. De ce côté de la Méditerranée, ces chiffres donnent le vertige. Ils renseignent d’abord sur la gravité d’une crise à la fois de l’offre et de la demande, et démontrent qu’échaudée par le krach financier de 2008-2009, l’Europe ne répétera pas les mêmes erreurs. A l’époque, un certain flottement avait caractérisé la gestion de la crise, occasionnant des pertes d’emplois gigantesques et des récessions durables, qui auraient pu être évitées. Mais pendant que l’Europe, déterminée à sauver son tissu productif, injecte de la liquidité dans son système économique, au Maroc, on…

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