Nostalgie : politique, éducation, liberté… c’était mieux avant ?

“Alyam a lyam”, “de mon temps, ce n’était pas comme ça” : des sentences qui se transmettent de génération en génération, reprises même par des jeunes qui regrettent des époques qu’ils n’ont pas connues. Pourquoi ce sentiment d’un passé toujours plus beau que le présent ? En vérité, ce que l’on ressent comme étant mieux avant, c’est surtout ce que nous avions l’habitude de voir et de vivre.

Par

Pourquoi ce sentiment d’un passé toujours plus beau que le présent ? Crédit: Rebel Spirit

Face à un Maroc de plus en plus complexe, des évolutions rapides et parfois effrayantes, on s’accroche à la branche du passé pour se rassurer. Les souvenirs embellissent invariablement la réalité, ne retenant que les aspects positifs et éliminant par amnésie les points sombres de notre histoire.

Archive : dossier publié dans le TelQuel n°631-632 du 1er août au 4 septembre 2014. Illustrations : Rebel Spirit

Au Maroc, ce regret du passé est difficile à justifier. Il n’est pas si lointain, le temps où les citoyens étaient muselés, où la pauvreté régnait mais était ignorée par les pouvoirs publics, où les indices de développement humain étaient tous catastrophiques. Regretter ce Maroc c’est, au mieux, regarder…

article suivant

Arrivée à Beyrouth de l’aide marocaine médicale et humanitaire d’urgence au Liban