Omar Radi, les menteurs et 
les tricheurs

Par Fatym Layachi

La moitié de l’année s’est écoulée. C’était long. Et comme tu ne peux pas faire marche arrière, tu te contentes d’espérer que les six prochains mois seront moins surréalistes que ceux qui viennent de s’écouler. Entre un pangolin qui a semé la panique et des ministres hypocrites qui justifient l’injustifiable dans la plus grande décontraction, tu pensais avoir eu ta dose de surréalisme pour l’année. Et puis tu as appris que des capitaines d’industrie ont préféré fermer les yeux sur les conditions lamentables dans lesquelles travaillent les ouvriers, sacrifiant la santé de leurs employés sur l’autel tellement plus attractif du rendement, du profit. Là, tu t’es dit qu’on ne pouvait pas aller plus loin dans le sordide. C’était sans compter sur l’imagination débordante de certains personnages qui peuplent le plus beau pays du monde. Parce que oui, ici, on aime bien battre des records. Du plus grand couscous du monde à la plus haute tour d’Afrique, on aime se gargariser d’exploits. Peu importe s’ils sont légèrement incongrus. Et donc en ce moment, on bat des records de surréalisme effarant en…

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