Aides contre emploi, la difficile équation de la relance

Enfin l’État met en place un dispositif d’aide aux entreprises conditionné au maintien de l’emploi. Si l’intention est bonne, la mise en pratique risque d’être rude.

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À quelques kilomètres de Jerada, une usine de décorticage de crevettes en provenance des Pays-Bas emploie 1500 femmes de la province. En l’absence d’incitation à préserver les postes d’emploi, la casse peut s’avérer gigantesque. Crédit: YASSINE TOUMI/TELQUEL

L’État conditionnera l’octroi d’aide aux entreprises au maintien de 80 % du personnel déclaré à la CNSS. Ce deuxième pilier du projet de Loi de Finances (PLF) rectificative, annoncé à l’issue du Conseil des ministres du lundi 6 juillet, rétablit un semblant d’équilibre dans la batterie de mesures prises précédemment pour soutenir le tissu entrepreneurial, aux prises avec la pire crise de l’histoire récente du Maroc. Auparavant, l’unique mécanisme contractuel entre l’État et les entreprises s’incarnait dans l’octroi du crédit Relance et Relance TPE sous condition de réserver 50 % du montant de l’emprunt au règlement des fournisseurs. Une manière pour l’État de doper des trésoreries asséchées par un arrêt total ou partiel d’activité.

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