État vs politiques, le match à venir

Par Réda Dalil

Pendant près de quatre mois, le Maroc a vécu dans une bulle. Depuis le 25 juin, date d’allégement des mesures de confinement, le pays retrouve ses marques mais renoue aussi avec ses vieux démons. Absents de la gestion de crise, les partis politiques essaient, autant que faire se peut, de se rappeler au bon souvenir d’un électorat oublieux. Mais la prise en main de la pandémie dans toutes ses facettes par l’état et ses serviteurs les plus directs a gommé le peu d’illusion que l’avant-Covid pouvait entretenir sur le rôle actif des politiques dans la gestion du pays. Le Chef du gouvernement a tenté de faire croire qu’il avait son mot à dire dans le déroulement des opérations. Mais de nombreuses sorties mal informées, approximatives, et tout de suite contredites par ses ministres technocrates, ont fini de convaincre l’opinion qu’il n’en était rien. Le pouvoir de décision suprême est, aujourd’hui, plus que jamais concentré entre les mains des piliers de l’Etat. Preuve en est la montée en puissance spectaculaire du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, et le rôle central occupé,…

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