Pourquoi l’État se serre la ceinture… en pleine crise

En attendant un hypothétique plan de relance, l’État n’ouvre pas les vannes du budget pour sauver des TPME à l’agonie. TelQuel a sondé un groupe d’économistes pour expliquer une rigueur gravée dans l’ADN de nos argentiers. Quatre raisons fondamentales seraient à l’origine de l’orthodoxie ambiante.

Le ministre de l’économie, Mohamed Benchaâboun, et le wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, n’ont pas impulsé les mesures de relance tant attendues par les chefs d’entreprises. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Mais pourquoi l’État, outre le fonds Covid-19, ressource non programmée, s’est-il serré la ceinture au moment où il fallait ouvrir les vannes, déléguant le colmatage d’une économie meurtrie au crédit bancaire ? L’étonnement est d’autant plus grand que même au niveau des bailleurs comme le Fonds monétaire international (FMI), une aggravation de la dette et du déficit pour parer au plus urgent n’aurait pas été soumise à la grille de lecture passée. D’ailleurs, dans un discours prononcé le 9 avril, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, incitait les États à “protéger les personnes et les entreprises touchées grâce à des mesures budgétaires et financières de grande envergure, ponctuelles et ciblées”. Or, au moment où toute la planète a opéré une relance “de grande envergure” par le quantitative easing et le levier budgétaire, le Maroc a,…

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