Lalla Mimouna : a-t-on fermé les yeux sur les ouvrières contaminées ?

La découverte de centaines de cas de contamination au Covid-19 dans des unités de conditionnement de fruits rouges à Lalla Mimouna, dans la région du Gharb, relance le débat sur les conditions de travail précaires des ouvrières agricoles.

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Femmes travaillant dans des fermes de fraises à Kénitra. Crédit: Fadel Senna/AFP

C’est un travail d’horreur que nous exerçons, chaque jour on se dit que le lendemain on tombera malade. Je suis une femme divorcée avec des enfants, je travaille à 68 dirhams la journée. Notre situation est très vulnérable. Le salaire est dérisoire pour un travail aussi pénible, et le coronavirus s’ajoute à notre corvée.” Ainsi témoigne Sanae, ouvrière agricole de 28 ans dans la région du Gharb, dans un entretien accordé à la sociologue Zhour Bouzidi publié cette semaine par Médias24.

Enquête en cours

Comme elle, des milliers de femmes travaillent chaque saison dans les unités de ramassage et d’emballage de fruits rouges, principalement des fraises destinées à l’export. Vendredi 19 juin, plusieurs foyers de contamination au Covid-19 ont été découverts parmi les ouvrières agricoles des usines de conditionnement Frigodar et Natberry Maroc, à Lalla Mimouna, une commune située près de Moulay Bousselham, dans…

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