Une unité de conditionnement de fraise, nouveau foyer de contamination du Covid-19

Le ministère de la Santé a enregistré, ce vendredi 19 juin à 10 heures, 206 nouveaux cas de contamination au coronavirus (Covid-19). Deux foyers de contamination sont à la source de cette flambée du nombre de cas.

Par

Femmes travaillant dans des fermes de fraises à Kénitra. Crédit: Fadel Senna/AFP

Alors que de nouvelles mesures de déconfinement sont attendues pour samedi 20 juin, les Marocains ont été surpris de voir que le ministère de la Santé a annoncé 206 nouveaux cas de contamination au coronavirus. Pour l’instant, le département de Khalid Ait Taleb n’a toujours pas officiellement communiqué sur le sujet alors que le bilan régional relève une prédominance des cas au niveau de la région de Rabat-Salé-Kénitra, soit 164 nouveaux cas.

Contactée par TelQuel, une source au ministère de la Santé nous indique que les cas dans cette région se concentrent particulièrement au niveau de la province Kénitra et de ses communes rurales. “Les nouveaux cas ont été enregistrés parmi les personnes contacts des cas dépistés cette semaine”, indique notre interlocuteur, qui précise que ces cas sont majoritairement issus des communes rurales de Moulay Bousselham et Sidi Mohamed Lahmar.

Les personnes contaminées travaillent dans des usines de la zone industrielle de Kénitra, mais une grande partie a été enregistrée parmi les personnes qui travaillent dans des unités de conditionnement de fraises”, poursuit notre source. Ces révélations interviennent alors qu’un enregistrement audio circule depuis deux jours sur WhatsApp alertant sur l’existence de plus de 90 cas de contamination au coronavirus dans des exploitations de fraises de la province de Kénitra. Cet audio appelle aussi à éviter la consommation des fraises qui “risquent d’être une source de contamination au nouveau virus”.

Les autres cas ont été enregistrés dans les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (+22), Marrakech-Safi (+15), Casablanca-Settat (+4) et Fès-Meknès (+1).

article suivant

Casablanca-Settat : face au risque de saturation, la région se prépare à des solutions alternatives