Quel bilan pour les procès par visioconférence ?

Depuis l’entrée en vigueur des procès par visioconférence le 27 avril dernier, le monde de la justice a des avis partagés sur cette technologie inédite et “imposée” par la conjoncture. Analyse.

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Vers une justice digitalisée ? Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Depuis l’entrée en vigueur des procès par visioconférence le 27 avril dernier, le monde de la justice a des avis partagés sur cette technologie inédite et “imposée” par la conjoncture. Analyse.

À travers un système développé par le ministère de la Justice, les prévenus assistent à leur procès depuis un ordinateur installé en prison. Mais tous les dossiers ne sont pas concernés. Une commission tripartite, composée du bâtonnier des avocats, du procureur général et du président du tribunal de chaque juridiction est chargée de choisir les affaires à traiter par visioconférence. Les réceptions contrastées de la corporation ont poussé les bâtonniers à rappeler une condition nécessaire à la tenue de procès à distance par visioconférence : celle de l’accord explicite de l’accusé et de sa défense. Le bâtonnier de la capitale, Mohamed Barigou, a également imposé que les dossiers traités soient uniquement ceux impliquant un accusé sans partie civile, ni victime, ni témoins. Dès le lancement de l’opération, le corps des avocats a exprimé de fortes réticences au projet, certains s’y sont même explicitement opposés. C’est le cas des bâtonniers de Meknès et de…

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