Secteur culturel : la crainte de lendemains qui déchantent

Stoppé dès les prémices de la haute saison d’activité, le milieu culturel marocain est plongé dans le doute. Pour certains acteurs, le secteur paye le prix de trop longues années d’inactivité en faveur d’un véritable statut d’artiste.

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Le collectif bosniaque Dubioza au festival l'Boulevard, en 2019. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

L’un des nombreux paradoxes de ces temps de coronavirus : être dépossédé de toute possibilité de grande évasion, tout en libérant un temps précieux. À l’extérieur, librairies, musées, salles de spectacles, bars, stades et théâtres ont tous baissé le rideau, sans exception. Depuis l’annonce, le 16 mars, de la fermeture des lieux non indispensables, ces lieux d’activité sociale et culturelle sont désertés. Pour les milieux culturels, c’est le black-out. Frappés de plein fouet par la crise, les principaux acteurs peinent à envisager des scénarios pour se relever, entre fortes inquiétudes et manque d’écoute. Car demain s’annonce loin : “Il va y avoir un minimum de six mois sans activité, au moins jusqu’en août”, déplore Brahim El Mazned, acteur culturel aux multiples casquettes. Fondateur de Visa For Music et directeur artistique du festival Timitar à Agadir, il a assisté au report ou à l’annulation d’événements qu’il…

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