À Sebta, la difficile prise en charge des mineurs marocains entrés clandestinement

Depuis l’été dernier, cinquante mineurs marocains en moyenne posent les pieds à Sebta chaque mois. L’enclave espagnole en abriterait actuellement plus de 500.

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Ayman et Rachid, 17 ans tous les deux, tentent inlassablement de franchir les barrières qui mènent aux ferries à destination de l’Espagne. Ces barbelés équipés de lames de rasoir (concertinas) ont déchiré petit à petit la doudoune d’Ayman à force de tentatives. Crédit: Louis Witter

Depuis l’été dernier, cinquante mineurs marocains en moyenne posent les pieds à Sebta chaque mois. L’enclave espagnole en abriterait actuellement plus de 500.

Âgés de 12 à 17 ans, la majorité de ces mineurs refusent les règles imposées par les centres d’accueil et préfèrent vivre dans la rue ou se cacher dans les brise-lames du port de Sebta. Selon l’agence de presse EFE, la police espagnole a établi une série de mesures afin d’extirper ces enfants de la rue, en particulier ceux qui tentent de monter à bords des bateaux ou des voitures à destination de l’Europe.

Centres d’accueil

Les autorités ont ainsi pu placer 115 mineurs marocains au sein d’un centre sportif dirigé par la croix rouge espagnole à Santa Amelia. Ils logent dans des tentes montées par l’armée espagnole, tandis que 430 enfants ont été transférés dans un centre d’accueil à La Esperanza.

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Le gouvernement de l’enclave espagnole a également mis en place un refuge provisoire à l’aide d’unités prêtes à déployer et de tentes. Dans la matinée du mercredi 22 avril, 180 mineurs y ont été transférés. Des sources autorisées au sein du gouvernement de Sebta ont dévoilé à l’EFE que ce refuge provisoire avait été mis en place en raison de la surpopulation du centre de La Esperanza.

SOS Madrid

Le gouvernement de Sebta, présidé par Juan Jesús Vivas (parti populaire), a exhorté le gouvernement central à Madrid à prendre en considération la situation de ces mineurs, ajoutant que 75 % des aides sociales allouées par l’État espagnol ont servi à résoudre des problématiques liées à l’immigration.

Pour des raisons sanitaires, les migrants mineurs se trouvant actuellement à Sebta sont répartis entre trois structures d’accueil : 200 dans le centre d’accueil de La Esperanza, 250 dans un refuge provisoire, et 115 au sein d’un centre sportif couvert.

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