Ali Benmakhlouf
 : “La liberté réelle est collective” #aprèscorona

“Une société où chacun fait partie d’un tout est une société qui a été fustigée par l’individualisme”, estime Ali Benmakhlouf, professeur à l’université de Paris Est Créteil, membre senior de l’Institut universitaire de France. Tribune.

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Une unité Covid-19 en Italie, le 24 mars. Crédit: Alberto PIZZOLI/AFP

Deux remarques pour commencer : La place de la santé parmi les biens que l’être humain peut envisager. Descartes, dans le Discours de la méthode, indiquait que “la santé est le principal de tous les biens et le fondement de tous les autres”. “Le principal”, c’est-à-dire le plus précieux, le seul idéal auquel l’homme puisse prétendre, “le fondement”, c’est-à-dire que sans la santé, aucun bien ne peut être envisagé. La pandémie met en évidence l’idée que la santé humaine est une santé une et globale (global health), non seulement une santé qui concerne tous les humains, mais aussi les humains dans leurs relations avec les autres vivants et leur environnement : “Cette notion de ‘global health’ correspond à la prise de conscience que n’importe quel événement de santé se produisant à l’autre bout de la terre concerne désormais…

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