Maroc-Turquie, rapports sous haute tension

Les relations entre le Maroc et la Turquie sont tendues et ne semblent pas devoir s’adoucir à l’avenir. Retour sur les enjeux cruciaux, entre vexations, rapports de force et provocations.

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Pour Abdelilah Benkirane, le patron de l’AKP, Recep Tayyip Erdogan, est un modèle de réussite d’un parti islamiste. Une réussite impossible au Maroc, tant le PJD est bordé par la monarchie. Crédit: RACHID TNIOUNI/TELQUEL

La Turquie, coupable idéal? Au lendemain de la sortie, le 10 février, de Moulay Hafid Elalamy contre BIM, les cadors du PJD n’en démordent pas. “La priorité ne devrait-elle pas être accordée aux 45 milliards de dirhams de déficit avec la Chine, ou à la réévaluation de l’accord de libre-échange avec les États-Unis ?”, s’interrogeait l’ancien secrétaire d’État Najib Boulif, dans un édito publié sur le site du parti islamiste. Mustapha Ibrahimi, le président du groupe parlementaire PJD, dénonçait quant à lui “un traitement sélectif sur la question des accords de libre-échange”. Dans le même temps, le député Jamal Messaoudi, membre de la commission des secteurs productifs au parlement, signalait que le Maroc n’avait pas uniquement “signé des accords de libre-échange avec la Turquie, mais aussi avec les États-Unis, l’Union européenne, l’Égypte, la Jordanie…” La levée de boucliers du parti de la lampe n’étonne personne. Le PJD et l’AKP (Adalet…

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