Réseaux sociaux: #Condamnés au silence?

En étouffant la parole digitale, l’Etat compte rétablir le respect des institutions au forceps. Victime collatérale: la liberté d’expression.

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Image d'illustration issue d'une précédente couverture de TelQuel. © TelQuel Crédit: Telquel

Dure année pour la liberté d’expression au Maroc. L’année 2019 – et la décennie – vient de s’achever sur une bien triste note, celle d’arrestations, d’inculpations et de condamnations de militants ou de simples citoyens ayant déclaré une opinion sur les réseaux sociaux, certaines explicitement insultantes – et donc répréhensibles par la loi – d’autres moins. Dans le Maroc d’aujourd’hui, un live sur Facebook, une publication de quatre mots reprenant les paroles d’une chanson ou même un “like” sont passibles de prison. En l’espace d’un mois, de Omar Radi à “Moul L7anout” en passant par Ayoub Mahfoud et Abdelali Bahmad dit Bouda, une demi-douzaine de personnes encourent ou ont été condamnées à des peines de prison ferme pour des faits liés à leur activité sur les réseaux sociaux. Manifestation de soutien 
au journaliste Omar Radi, poursuivi pour un tweet critiquant le juge du procès en appel des détenus du Hirak,…

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