Abdeslam Alikane: “Aujourd’hui, il suffit de porter un jabador et un châle pour se proclamer maâlem”

RAY LEMA

Smyet bak ?

M’hamed ben Brahim.

Smyet mok ?

Kalthoum bent Lhaj Saïd.

Nimirou d’la carte ?

N13220.

Afin de soutenir le dossier marocain pour l’inscription de la culture gnaoua dans le patrimoine culturel immatériel de l’humanité, vous avez performé devant les membres du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, réuni à Bogotá. Pas trop intimidant?

J’ai déjà eu l’occasion de jouer un peu partout dans le monde. Mais au moment de jouer à Bogotá, j’avais la pression, vu l’enjeu. La salle était grande, les représentants de différentes nations étaient présents, le suspense était à son comble. La tension est vite retombée quand l’annonce a été faite. Je ne pourrais même pas vous décrire l’ampleur de notre joie. Après tout, c’est une consécration internationale et historique.

Après cette inscription, l’État marocain s’est engagé à protéger, à valoriser et à promouvoir la culture gnaoua. Selon vous, quelles sont les mesures qui devraient être mises en œuvre de manière urgente ?

Ce n’est pas parce que notre art a été inscrit comme patrimoine…

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