Taxer les ultra-riches, ce tabou

Par Réda Dalil

La folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent”. Cette phrase lumineuse d’Albert Einstein pourrait résumer la philosophie qui régit les stratégies de développement de notre pays. Eternels Sisyphe, nos gouvernants s’échinent à perpétuer des modèles marqués par l’échec et la redondance. En fiscalité, toujours les mêmes recettes: donner des coups de pouce à l’entreprise en priant que l’investissement privé redémarre. En santé et en éducation: augmenter les budgets année après année en espérant qu’un miracle se produise. En investissements publics: s’endetter pour couvrir le pays d’infrastructures peu pourvoyeuses en croissance et en emplois. Bref, un certain pavlovisme est à l’œuvre, engloutissant les ressources budgétaires sans provoquer de réel impact sur la vie des citoyens, ni adresser ce gigantesque éléphant dans la pièce: le creusement des inégalités entre des classes moyennes et populaires en constante paupérisation et une catégorie d’ultra-nantis concentrant de plus en plus de richesses, sans effet de ruissellement sur le tissu économique. Il est un fait que les pratiques orthodoxes en matière économique touchent à leurs limites. S’acharner à les…

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