Zakaria Boualem écrit à Hassan Abyaba, porte-parole du gouvernement

Par Réda Allali

Arrêtez tout, les amis, il s’est passé quelque chose de remarquable cette semaine. Le porte-parole de notre gouvernement, que Dieu l’assiste, a décidé en son âme et conscience de partager avec nous sa vision du rap. Sachant qu’il est aussi ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, Zakaria Boualem s’attendait à une sortie éclairée, une saillie brillante sur, pourquoi pas, le nouvel album d’Eminem. Il a été déçu, forcément. Notre haut responsable a jugé utile de nous expliquer que “les chansons doivent respecter les citoyens, les constantes de la nation et les principes et valeurs qui font partie de l’éducation des Marocains”, avant de poursuivre sa déclaration avec les inévitables menaces à l’encontre de tous ceux qui n’auraient pas bien admis cette vérité incontestable. Le tout assorti d’une magnifique définition de l’art, qui est, c’est bien connu, “un moyen d’expression et de divertissement, et pas autre chose”. A la lecture de cette formidable sortie, le Boualem a été saisi d’une fatigue intense, sur le champ. Une immense lassitude tendant vers la dépression. Mais il s’est rapidement ressaisi…

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