Avec 2,5 millions de passagers transportés, Al Boraq garantit sa viabilité

Avec 2,5 millions de passagers transportés, Al Boraq garantit sa viabilité

2,5 millions de passagers transportés entre janvier et octobre 2019, 92 % de clients satisfaits, 97 % de taux de ponctualité, une rentabilité avérée… le train à grande vitesse Al Boraq affiche des résultats “plus que positifs” une année après son inauguration.

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Le train à grande vitesse Al Boraq, en arrêt à la gare Rabat-Agdal. Crédit: Rachid Tniouni/TELQUEL

Un an après son inauguration, le train à grande vitesse Al Boraq réalise une performance “inattendue”. “Les résultats enregistrés entre janvier et octobre 2019 dépassent les prévisions de l’Office en termes de nombre de passagers pour la première année”, s’est félicité Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’Office national des chemins de fer (ONCF), lors d’un point de presse à l’occasion du 1er anniversaire de la mise en service d’Al Boraq.

Selon la même source, le premier TGV marocain, inauguré le 15 novembre à Tanger par le roi Mohammed VI et le président français Emmanuel Macron, a transporté un total de 2,5 millions de passagers de janvier à octobre 2019, avec une moyenne de 8 250 voyageurs par jour. L’ambition affichée par le directeur de l’ONCF est de dépasser les 3 millions de voyageurs d’ici la fin de l’année.

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92 % de clients satisfaits

Depuis le début de l’année, Al Boraq affiche un total de 7 000 trajets avec un taux d’occupation de 68 % en moyenne, à raison de 28 aller-retour par jour, a précisé le DG de l’ONCF dans son exposé, faisant remarquer que le taux de ponctualité avoisine les 97 %.

Il a également relevé que la vente des billets en ligne, qui était auparavant négligeable, a atteint 15 % au titre de cette première année, et que l’anticipation d’achat de ces billets (au moins une journée à l’avance) représentait 40 % grâce aux actions incitatives de l’Office, soulignant un taux de satisfaction chez les usagers dépassant les 92 %.

Des retombées macroéconomiques

La mise en service d’Al Boraq a permis le développement des différentes gares qu’il sillonne. Mohamed Rabie Khlie précise dans ce sens que la gare de Casa-Voyageurs a vu son nombre de passagers croître de 23 %, Rabat-Agdal de 43 % et Tanger de 80 % sur la période octobre 2018-2019.

Al Boraq a également eu des retombées macroéconomiques sur les différentes villes ralliées. Selon la même source, la ligne à grande vitesse a notamment permis la réduction du nombre de voitures en circulation de 600 000 par an. La circulation de 58 400 autocars par an est également évitée. Cela permet d’économiser 200 000 tonnes équivalent carbone sur une année et d’éviter 150 accidents de la route.

“Bien au-delà de ces résultats, Al Boraq se veut un vecteur de développement économique et un symbole d’une nouvelle ère de la mobilité, en permettant un rapprochement des régions traversées par le TGV et une dynamisation socioéconomique de ces régions”, souligne le directeur général de l’ONCF. Et de noter que cette ligne a également contribué à la valorisation des gares et du foncier, ainsi qu’à l’émergence de pôles d’activités autour des gares.

Une rentabilité avérée 

En termes de viabilité, Al Boraq a enregistré des performances très satisfaisantes grâce à un financement optimisé, une frugalité de l’investissement, un pricing optimisé en adéquation avec le pouvoir d’achat, et des coûts d’exploitation compétitifs, fait savoir Mohamed Rabie Khlie. Et d’ajouter que le TGV doit sa réussite à un coût au kilomètre “le plus compétitif au monde” grâce notamment à la compétitivité du coût au Maroc.

Dès sa première année, ce symbole de la mobilité innovante a pu dégager une marge opérationnelle s’inscrivant dans la fourchette haute des benchmarks internationaux, permettant ainsi de couvrir l’ensemble des charges d’exploitation, conclut le directeur général de l’ONCF.

(Avec MAP)

 

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