Zakaria Boualem, le maltais et la darija

Zakaria Boualem, le maltais et la darija

Par Réda Allali

 

Jadis, Zakaria Boualem était convaincu qu’il fallait placer la darija au centre de notre mode de communication. L’écrire, la promouvoir et, pourquoi pas, l’enseigner. Il avait acquis cette conviction à la vue d’une de ses vieilles tantes de Guercif, qui s’était donné un mal fou pour suivre (avec le sérieux qui caractérise sa famille) les cours d’un programme de lutte contre l’analphabétisme.

La vieille dame, après des mois d’effort, avait déchiffré, avec le plus grand mal, le panneau d’entrée de la ville, qui souhaitait noblement aux visiteurs la bienvenue dans la ville de “Jercif”. Comprenant qu’elle avait déployé des efforts considérables pour lire une langue qui n’avait même pas assez de lettres pour écrire correctement le nom de sa ville, l’octogénaire bougonne (autre caractéristique familiale) avait renoncé à ses efforts sur le champ sans plus de formalité. Voilà, entre autres, pourquoi le Boualem pensait que la darija était la solution à notre marasme linguistique, et aussi un peu à notre mépris de nous-mêmes.

Il a aussitôt été traité de francophone paresseux, de promoteur de la médiocrité et d’ennemi de...

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