Issam-Eddine Tbeur rend hommage aux femmes

Le premier recueil de poèmes de Issam-Eddine Tbeur est une charge mystique contre la misogynie.

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C’est par une “Genèse” que s’ouvre l’hommage de Issam-Eddine Tbeur à la femme. “Elle pourvoit, première grande femme, à l’idée d’être homme debout”. Source de vie, de plaisir et d’imaginaire, la figure qu’il campe d’emblée est tutélaire, à l’instar des déesses mères antiques. Mais, surtout, elle est à l’origine de la parole, qu’elle soit conte ou prière.

Issam-Eddine Tbeur est professeur de lettres à l’Université Mohammed V de Casablanca. Il est l’auteur d’un recueil de nouvelles, Rires et insignifiance à Casablanca (Virgule éditions, 2015).Crédit: DR
Issam-Eddine Tbeur revisite la formule inaugurale des contes pour la féminiser : “Elle était une fois”, c’est un plaidoyer pour retrouver cette source, pour combattre l’oubli injuste et meurtrier des “hommes froids qui paissent à l’ombre de l’orgueil et de la virilité”.

Contre la ségrégation

Oubli ou dénégation ? C’est d’abord contre une frontière pesante que s’insurge le poète, qui cherche à échapper au monde rabougri et ténébreux, des “semi-hommes”. Au masculin,…

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