L'accident de Marrakech, sa non-convocation... Amine Harit s'explique

L'accident de Marrakech, sa non-convocation... Amine Harit s'explique

Auteur d’un bon début de saison avec Schalke 04, Amine Harit n’a pas été convoqué par Vahid Halilhodzic en marge des éliminatoires de la CAN 2021, pour affronter la Mauritanie le 15 novembre, et le Burundi le 19. Le joueur s’en est expliqué sur Canal+.

Par

Invité de l'émission Canal Football Club, Amine Harit brille avec son club allemand, Schalke 04. Crédit: Capture d'écran / Canal+

Sa non-convocation a été à l’origine d’une petite polémique dans le landerneau du football marocain. En grande forme avec son club allemand, Schalke 04, Amine Harit ne sera pas du rassemblement des Lions, cette semaine, pour le compte des deux premiers matches des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021, face à la Mauritanie le 15 novembre et le Burundi le 19 novembre.

Une surprise de taille

Invité du Canal Football Club (CFC) le 10 novembre, le jeune international marocain est revenu sur sa non-convocation. “J’ai appelé le sélectionneur le soir même pour avoir des explications, explique Amine Harit. Il m’a juste dit qu’il y avait des choses qu’il n’avait pas appréciées venant de mon club et moi-même. J’avais quelques douleurs, et il disait qu’il n’avait pas apprécié mes prestations, ça, encore, je peux le comprendre et je l’accepte.”

Amine Harit était pourtant des deux derniers rassemblements, de septembre et octobre. Une absence qui a surpris les observateurs du football national, d’autant plus que le joueur de 22 ans ne cesse d’être l’auteur de prestations remarquées sur les terrains de Bundesliga, déjà auteur de cinq buts et deux passes décisives en 11 matches, sous les couleurs du club Königsblau (bleu roi en allemand, l’un des surnoms du club de Gelsenkirchen).

A l’annonce de la liste des Lions de l’Atlas, le 7 novembre, l’ancien Nantais n’avait pas manqué de montrer sa surprise, en publiant un “Lol” et une série d’émojis sur son compte Twitter. Une réaction “ironique”, a fait savoir Amine Harit sur le plateau du CFC, liée à la surprise de ne pas voir son nom dans les 24.

Peut-être que je ne suis pas assez bon et qu’il faut que je travaille plus pour gagner ma place dans ce groupe, a expliqué le jeune international (7 capes). Et d’ajouter : Mais bien sûr que j’ai envie d’être en sélection !

L’accident de Marrakech toujours à l’esprit

Amine Harit est également revenu sur son grave accident de la route, survenu juste après la Coupe du monde à l’été 2018. “C’est quelque chose qui va rester dans ma tête jusqu’à mon dernier jour”, a-t-il confié. Poursuivi pour “homicide involontaireaprès avoir provoqué la mort d’un piéton de 28 ans, dans la nuit du 29 au 30 juin alors qu’il passait ses vacances post-Mondial à Marrakech, le meilleur joueur du match Maroc-Iran, pour la FIFA, a été relâché après avoir versé une caution de 10 000 dirhams.

Agé de 21 ans au moment des faits et accompagné de son petit frère de 14 ans dans le véhicule, le joueur avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis et une amende de 780 euros par un tribunal de Marrakech. “Ç’a été dur. Et je me mets à la place de la famille qui a vécu ce drame. J’essaie d’y penser tous les jours et de me dire que j’ai de la chance d’être là. C’est quelque chose dont j’ai beaucoup appris”, détaille celui qui fut également champion d’Europe avec les U17 de l’équipe de France, avant d’opter pour le Maroc.

à lire aussi

Un accident qui avait fortement contribué à son faible rendement lors de la saison passée (2018-2019). Un temps écarté du groupe de Schalke et vivement critiqué par les observateurs de la Bundesliga, Amine Harit, acheté pour 8 millions d’euros à l’été 2017, semblait proche du départ. Les médias allemands, dont Bild, avaient alors évoqué une addiction aux casinos qui aurait crispé son entraîneur de l’époque, Domenico Tedesco, et ses dirigeants, chose que le jeune joueur a toujours niée.

Plus récemment, dans une interview à Onze Mondial, Amine Harit avait à cœur de montrer que cette mauvaise passe était désormais derrière lui. Régulièrement présenté comme un enfant terrible depuis ses débuts à Nantes, le joueur semble avoir connu un récent déclic dans sa vie, la naissance de sa fille : “J’ai pris conscience des choses importantes de la vie, et qu’il fallait travailler, car maintenant j’ai une famille et que je dois montrer l’exemple. C’est ce qui a fait le nouveau Amine”.

 

Pendant que vous êtes là…

Pour continuer à fournir de l’information vérifiée et approfondie, TelQuel a besoin de votre soutien à travers les abonnements. Le modèle classique de la publicité ne permet plus de financer la production d’une information indépendante et de qualité. Or, analyser notre société, réaliser des reportages et mener des enquêtes pour montrer le Maroc « tel qu’il est » a bel et bien un coût.

Un coût qui n’a pas de prix, tant la presse est un socle de la démocratie. Parce qu’à TelQuel nous en sommes convaincus, nous avons fait le choix d’investir dans le journalisme, en privilégiant l’information qui a du sens plutôt que la course aux clics. Pour cela, notre équipe est constituée de journalistes professionnels. Nous continuons aussi à investir dans des solutions technologiques pour vous offrir la meilleure expérience de lecture.

En souscrivant à une de nos formules d’abonnement, vous soutenez ces efforts. Vous accédez aussi à des avantages réservés aux abonnés et à des contenus exclusifs. Si vous êtes déjà abonné, vous pouvez continuer à encourager TelQuel en partageant ce message par email


Engagez-vous à nos côtés pour un journalisme indépendant et exigeant

article suivant

Trois questions à Said Mouline, directeur général de l'Agence marocaine de l'efficacité énergétique

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.