Andalousies atlantiques: Quand Essaouira tutoie le nirvana

Du 31 octobre au 2 novembre, la Cité des Alizés soufflait la 16e bougie d’un festival qui fait chavirer d’émotion musulmans et juifs. L’évènement et son forum viennent de vivre l’un des plus beaux fragments de leur histoire. Le jour de l’ouverture, l’UNESCO déclarait la ville l’une des plus créatives musicalement dans le monde.

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Raymonde El Bidaouiya et Benomar Ziani ont clos le festival. Crédit: Soufiane Bouhali

Il y a ceux qui pleurent de douleur et d’autres de joie. Au forum des Andalousies “L’importance du lieu, l’importance du lien”, les larmes deviennent des armes. Elles coulent contre l’oubli, l’obscurantisme, l’amnésie. Imaginez… Vous vous réveillez à Essaouira, vous prenez votre petit déjeuner et vous vous dirigez vers un endroit qui vous subtilise votre supposée grandiloquence pour vous rappeler à un ordre humain que des “décideurs” choisissent à longueur de discours affligeants de vous en délester. Et vous le faites, avec force et conviction. Magique ? Que non pas ! Cette position debout et jamais couchée est un uppercut bienfaisant. Vous prenez place dans un lieu foudroyant d’histoires, vous vous laissez emballer par des mots puissants déclamés au rythme d’un battement de cœur menaçant, issus de vécus…

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