Tant pis pour la classe moyenne

Par Réda Dalil

Etablir un Projet de Loi de Finances n’est pas chose aisée. A cet exercice, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, pour une première, s’est montré plutôt habile. Il faut dire que la tâche de l’argentier du royaume est compliquée. Elle implique de multiples arbitrages avec, en toile de fond, le maintien d’un équilibre budgétaire par définition précaire. En l’absence de toute teinte politique, le budget est une affaire de pure arithmétique. La question qui se pose est comment gérer la rareté des ressources tout en satisfaisant un maximum de demandes? Mais au fond, la vraie question est: à qui faut-il céder en priorité? Les choix du ministre des Finances en la matière ne souffrent aucune équivoque. D’abord, il a fallu éteindre l’incendie Union européenne. On se rappelle de l’interpellation directe de l’ex-commissaire européen Pierre Moscovici pendant les Assises de la fiscalité, en mai dernier, sur le régime fiscal trop accommodant du Maroc en termes de zones franches. Placé dans la zone grise des paradis fiscaux, notamment à cause de la place financière CFC à Casablanca, le royaume…

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