Mais où sont passées les barmaids de Casablanca?

Depuis quelques semaines, les débits d’alcool casablancais se sont vidés de leur 
personnel féminin. La raison ? Une campagne d’assainissement par la police. Décryptage.

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Un texte de 1967 régit l’emploi des femmes dans les établissements servant de l’alcool et dispose qu’une autorisation doit être obtenue auprès des services locaux de la police ou de la gendarmerie. Crédit: DR

Dans les bistrots, bars et night-clubs de Casablanca, la saison de la chasse à la barmaid est ouverte. Que vous soyez un pilier de bar, un buveur occasionnel ou simplement habitant d’un quartier du centre-ville de Casablanca, vous aurez sans doute remarqué depuis quelques semaines une activité inhabituelle dans et autour des établissements servant de l’alcool. En cause ? Une “7amla” (campagne d’assainissement) menée par des éléments de la police depuis le début du mois d’octobre, visant à lutter contre le travail illégal du personnel féminin dans les bars de la capitale économique. “On nous demande si nos papiers sont en règle, on nous interroge sur nos heures et nos conditions de travail, rien de bien méchant”, relate N., cuisinière dans un bar connu du centre-ville. “Au final, s’ils font ça pour pousser les employeurs à régulariser les travailleuses, je ne vois pas où est le problème, au contraire”, ajoute-t-elle. “Ils débarquent à six ou à…

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