L’homme qui en avait trop dit

L’homme qui en avait trop dit

Par Réda Dalil

Une démarche “irresponsable, maladroite, irréfléchie”. Le communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE) adressé à Salaheddine Mezouar n’est pas pour ainsi dire un modèle de diplomatie. Le désormais ex-patron de la CGEM s’est vu contraint de démissionner à la suite d’une participation malheureuse, samedi dernier, au World Policy Conference 2019 (WPC) de Marrakech.

Son tort: avoir “cru devoir” commenter la situation algérienne, dénonce le ministère des Affaires étrangères. Une intervention en contradiction avec la position marocaine de non-ingérence dans les affaires du voisin depuis l’éclatement du Hirak populaire, le 22 février dernier.

Prenant la parole lors d’un panel, Mezouar a suggéré à l’armée nationale populaire de partager le pouvoir et qualifié la mouvance islamiste de “seule force organisée”, avant de conclure que les mutations structurelles que vit le Maghreb sont “porteuses d’espoir”. De prime abord, l’analyse que fait Mezouar de la situation algérienne n’a rien de catastrophiste. Et pourtant, son commentaire a eu le chic d’énerver en haut lieu.

Tout Marocain ayant un minimum de connaissance des arcanes de la politique n’ignore guère que les Affaires étrangères, domaine de souveraineté...

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