Souheil Ben Barka : “Je dirigeais le CCM comme je l’entendais, aujourd’hui les choses ont changé”

À l’occasion de la sortie de son dernier film, De sable et de feu, nous remontons le temps pour restituer l’histoire passionnante du réalisateur et ancien directeur du Centre cinématographique marocain, Souheil Ben Barka.

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Le réalisateur marocain Souheil Benbarka, lors de la projection en avant-première, le 25 septembre à Casablance de son film, « De Sable et De Feu (le rêve impossible !) » Crédit: MAP

Souheil Ben Barka est une boîte noire du cinéma et de son imbrication avec les arcanes du pouvoir au Maroc. Cet enfant de Tombouctou, né d’un père marocain, riche commerçant, et d’une mère libanaise, a, selon ses dires, soupé avec le président russe Mikhaïl Gorbatchev, filmé les discours de Hassan II et Mohammed VI en sa qualité de directeur du Centre cinématographique marocain (CCM) de 1986 à 2003, et a même convaincu le premier président guinéen Ahmed Sékou Touré de financer une partie de son film Amok (1982). Avant de flirter avec les cercles du pouvoir, Souheil Ben Barka a fait ses armes à Rome puis à Milan, dans l’audiovisuel et l’héliographie, avant de rentrer au bercail. Des films, il en signera, en produira et en diffusera dans son célèbre (et défunt) parc de salles obscures Dawliz, transformé depuis…

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