Hassan Abyaba, un touche-à-tout au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture

Le nouveau ministère protéiforme regroupant la Culture, la Jeunesse, les Sports et le porte-parolat du gouvernement a été dévolu à Hassan Abyaba. Itinéraire d'un homme touche-à-tout, qui a fait ses armes au sein de l'Union constitutionnelle (UC) et est arrivé sur le tard à la fonction de ministre.

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Hassan Abyaba, ministre de la Culture, de la jeunesse et des sports, porte-parole du gouvernement. Crédit: DR

Il est l’unique survivant de l’Union constitutionnelle (UC) à figurer dans le nouveau gouvernement El Othmani. Jusque-là membre du bureau et porte-parole du parti au cheval, Hassan Abyaba, hérite d’un nouveau maroquin fourre-tout, comprenant la Jeunesse, les Sports et la Culture mais aussi le porte-parolat du gouvernement.

A 60 ans, Hassan Abyaba s’apprête à occuper sa première activité au sein d’un gouvernement, lui qui, jusque-là, a gravi les échelons au sein de son parti, créé en 1983. Alors fraîchement diplômé d’un doctorat en géographie économique, Hassan Abyaba intégre les rangs du parti Destourien en 1989. Il a alors 30 ans et débute à peine une carrière d’enseignant à la Faculté des Lettres de Ben M’Sick, à Casablanca.

Au sein du parti fondé par Maâti Bouabid, Hassan Abyaba devient rapidement secrétaire général adjoint de la Jeunesse, derrière Abdellah Firdaous, l’un des cofondateurs de l’UC. Depuis, il a pris part à différentes commissions jusqu’à se hisser au bureau politique. En 2016, suite au divorce d’Anouar Zyne avec l’UC, il reprend le porte-parolat du parti, qu’il occupait jusqu’à présent.

Récemment, à l’approche des élections de mi-mandat à la Chambre des représentants, Hassan Abyaba était monté au créneau publiquement contre le RNI, malgré leur alliance depuis octobre 2016. Il n’avait pas manqué d’égratigner le parti dirigé par Aziz Akhannouch, faisant part de divergences profondes entre les deux formations.

Une fonction de porte-parole que ce natif de Settat retrouve au sein d’un tout nouveau ministère regroupant trois portefeuilles du précédent gouvernement. Outre le porte-parolat, jusque-là occupé par Mustapha El Khalfi (PJD), il aura à charge la Jeunesse et les Sports, auparavant dirigé Rachid Talbi Alami (RNI), la Culture, jusque-là dévolue à Mohamed Laâraj (MP).

Depuis avril 2018, ce touche-à-tout est également président de la Fédération libérale arabe (ALF), organisation comprenant des partis libéraux arabes et visant à la promotion de réformes libérales dans la région. Outre un engagement associatif, il est également diplômé, depuis 2010, d’un doctorat national en ressources humaines. Des expériences dans lesquelles on ne retrouve que peu d’accointances avec les dossiers qu’il sera amené à gérer, le Sport et la Culture notamment.

 

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