Mobilisation sur le terrain, ça passe ou ça se tasse ?

Alors que les réactions d’indignation pleuvent après le prononcé des verdicts dans l'affaire Hajar Raissouni, la mobilisation sur le terrain peine à prendre. Un mal marocain ? 

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Le sit-in s'est tenu à partir de 17h30, à l'appel de plusieurs organisations de la société civile dont l'Association marocaine des droits humains (AMDH), la Fédération des ligues des droits des femmes et Attac. La jeune femme a été condamnée, le 30 septembre, en première instance, à un an de prison ferme, tout comme son fiancé Amine Rifaat. Crédit: Rachid Tniouni

Mon corps, mon choix”, “Oui, j’ai des relations sexuelles et j’ai déjà avorté”, “Innocence pour le docteur Belkziz”, “Liberté pour Hajar et les autres prévenus”… Ce sont sous ces slogans brandis sur des pancartes, bâches et t-shirts, que plusieurs acteurs de la société civile ont relevé la tête après le coup de massue subi la veille. Le 2 octobre, au surlendemain des jugements rendus dans le cadre du procès de Hajar Raissouni et de quatre autres inculpés, l’heure était à la mobilisation pour plusieurs associations, avec notamment un appel à sit-in devant le Parlement de Rabat, traditionnel rendez-vous des mobilisations. Un geste “de protestation contre les peines prononcées à l’encontre des personnes concernées par cette affaire”, mentionnait le communiqué commun, en plus de dénoncer “l’utilisation de la justice comme un outil et un moyen de revanche sur des personnes ciblées”. La mobilisation n’a rassemblé qu’une poignée de personnes, venues par…

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