Zakaria Boualem, l'absurdité et l'arbitraire

Par Réda Allali

La nouvelle est tombée sur la tête de Zakaria Boualem un peu comme un but contre son camp à la 92e minute de jeu. On sait que c’est possible, on s’y attend même un peu, mais ça fait quand même mal quand ça arrive. La jeune journaliste, son fiancé, le médecin et l’anesthésiste ont été condamnés. Tous tbarek Allah. On se demande toujours comment le gardien de l’immeuble a fait pour échapper à cette justice implacable. Il est profondément inutile de s’attarder sur les délits supposés, sur l’absurdité de notre Code pénal, sur le manque de preuves ou sur de fumeuses considérations de libertés individuelles, ce ne serait qu’une perte de temps. L’essentiel, et tout le monde le sait déjà, c’est que lorsqu’ils veulent vous faire souffrir, rien ne les arrête. Oui, une bonne partie des locataires du MarocModerne en sont convaincus. Ils peuvent le crier sur les murs Facebook ou le garder pour eux, le murmurer à leurs proches, en débattre à voix haute dans les cafés, à chacun son style… On peut toujours construire des ponts à haubans…

article suivant

Ce qui va changer pour les victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles