Ahmet Altan garde la tête haute en prison

Témoignage. Les récits de prison de l’écrivain et journaliste turc Ahmet Altan éclairent la résistance à l’oppression.

Merci, je ne fume que quand je suis tendu”, répond du tac au tac Ahmet Altan au policier venu l’arrêter. En 2016, après le putsch manqué en Turquie, 45 ans après son père Çetin Altan qui avait été condamné à plus de 2000 ans (sic) de prison pour ses articles, c’est au tour de son fils de subir la même épreuve et de devoir trouver en lui-même les ressources pour y faire face.

Je ne reverrai plus le monde
Ahmet Altan, traduit du turc 
par Julien Lapeyre de Cabanes 
Actes Sud, 222 p., 240 DH

Dans ce bouleversant petit livre, il témoigne du quotidien de la prison. De l’incertitude, de la peur, de la promiscuité avec des gens de sensibilités différentes, de la saleté, du sadisme, de la bêtise et de la servilité ordinaires. De tout ce qui est délibérément mis en place pour humilier un être humain, le casser. Mais Ahmet Altan…

article suivant

L'annonce de certaines mesures dernièrement ne signifie guère la levée de l’état d’urgence sanitaire (Laftit)